Dans les bras de mon lit débordé
Je pense à toi, drapé
Dans celui d'une autre poupée.
Je te rêve à mes côtés
Mes pieds froids contre ta chair réchauffée,
De tes bras enrubannées.
D'où je suis, dans les bras de mon lit, esseulée...
Je peux entendre ton souffle saccadé
Haché par les étreintes d'une autre dévergondée.
Seulement escortée
Je te laisse t'envoler, subsister
Au large de mon ivresse blanche, tristement réalisée.
Dans les bras de mon lit, justement bordé,
Les draps vierges de ne t'avoir camouflés,
Me glissent sur la peau, emportant mes rêves inachevés.