Tout est de passage, Rien ne reste dans nos sillages. De ces choses qu'on affectionne à tout âge A ces gens qui ne partent jamais sans dommage.
Entre le tems et nous, il y a un grand décalage. Il s'approprie notre entourage En nous faisans bien comprendre qu'on est qu'en voyage, Alors que nous, on aime poser nos bagages. Pourtant nous, on ne lui vole pas ses rouages Pour qu'il arrête son tapage.
Au-dessus de nous, il y a des nuages, Mais on sait qu'ils ne sont que mauvais présages, Que c'est là qu'on déménage Lorsque nos vies partent en dérapages.
Au-dessous de nous il y a des marécages, Ce sont des mares de larmes qui ne sont pas passées au séchage. Elles ont coulées à cause des instants volages Qui sont partis même sans accrochage.
Heureusement il y a des tirages Qui font états de faits de nos rodages Où le papier glacier fait office de cage Qui enferment nos existences derrière des grillages.
Nous les regardons en attendant l'orage, Viendra l'éclair que l'on prendra en plein visage. Il viendra nous dire que la fin arrive avec ses ravages, Qu'il est temps de ne devenir qu'une image.