Mon sang s'en va, s'en vient
Dans ce corps, le tien.
L'impudeur me gagne dans ta chair,
M'efface, me redessine à ta lumière.
Se baladent dans ton coeur creux,
Des éclats de passion, mes ébats désireux.
A tes élans, ma tendresse
A tes attentions, mon hardiesse.
Envellope de charme et de caractère
Fut en un temps éloignée, tienne
Devient en ces temps présent, mienne.
M'en suis emparée,
M'en suis appropriée.
Encerclée, colonisée puis délogée,
Je l'habite d'une présence enjouée,
Me partage à ton corps essoufflé.
A l'abri, en tes bras.
A l'intérieur, enrubannée et choyée par ta voix.
Habiter une autre que moi,
Visiter ta peau, trouver refuge en toi.
Je ne suis faite que de ma chair, que de mes os
Mais c'est en ton souffle que mon Amour est sans défaut.
Au coeur de ton coeur,
Je renais de tes lueurs.