Les hommes sont comme les roses...Comme les pétales, ils tombent,Mais pas les épines ! Elles restent telle la peine !Tant de trous dans mon coeur,Autant que dans mon corps.Mais aucun plus grandQue celui qui m'a transpercé, mon éternel regretté...Des gouttes à terre...Des larmes ou du sang ?Salé ou sucré ? Sucré/Salé ? Tout ce liquide me vide...Je me noies au fil des ansDans la marre des restes de mon éternel arraché.Toutes ces épines... C'est l'acupuncture du vide à comber, Un si grand gouffre, pour un si grand homme.Un pétale est tombé, alors un homme s'est envolé.Les épines sont restées, tels des souvenirs immortelsInvisible aux yeux d'une mortelle, si sensible à une survivante !Mon coeur est un buisson d'épines !Qui s'y frotte, s'y pique !Mon éternel n'en n'est que l'imunisé, le seul, il demeure...Sang ! Mélange toi à mes larmes si c'est la manifestation de son éternel souvenir !