De mon destin, cette sauterelle
Saute de journée en journée, de plus en plus belles
Comme elle bondirait de fleuron en fleuron
Faisant s'échapper de leu pollen, la poude de mes abandons.
Sa rivière, le sentier de mes veines
Où s'écoules, se faufile mon sang... Sa course me tiend en haleine.
Et quand il franchit la ligne d'arrivée de mon coeur, qu'il le nourrit
Cet insecte mutin me regarde, décampe... Juste avant, elle me sourit.
Un autre souffle m'est permis, puis un autre viendra après lui.
Mes poumons s'emplissent, mon esprit se vide.
A bord de ses ailes, il déguerpit
A la vitesse d'un bolide.
Le crépuscule nous fait sentir sa venue.
La sauterelle prise d'un frisson reprend son envol
Me laissant comme si elle ne m'avait jamais détenue
Mon origine se vide, le sommeil arrive. Au revoir ésotérique bestiole.
Publié par L'ange noir à 18:43:56 dans Poèmes : Divers | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par L'ange noir à 19:04:01 dans Poèmes : Divers | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par L'ange noir à 11:13:07 dans Poèmes : Divers | Commentaires (0) | Permaliens
Dans ma tête, ce grand cafard
Me nargue avec son pétard
A me péter la tête.
Avec son grand manteau noir, c'est un fait,
Il me couvre les idées... Mes idées sont noires.
Méchant cafard
Se faufile dans mes tympans
Me chatouille dedans les mots des mauvais gens.
Dans ma tête, petit con de cafard
Me la tient jusqu'à trop tard,
M'y pond des oeufs de neurasthénie.
Bientôt... Pleins de petits cafards nourriront mon ennui.
Avec ses petites pattes, il me creuse des trous,
Des petites cases... Des cases vident qui rendent les gens fous.
Dans ma tête, saleté de cafard
Ferme les yeux, il a laché trop de brouillad.
Comme sur un petit nuage, mais pas un rose,
Ceux qui sont gris... Vous font grise mine devant tous les reflets que renvoient les choses.
Saloperie de cafard...
... Me file le cafard !
Publié par L'ange noir à 20:51:57 dans Poèmes : Divers | Commentaires (0) | Permaliens
Comme un mot dans la gorge
Un de ceux qui se sort,
Qui se fend et avant se tord...
Avant même que le son l'égorge.
Comme des maux sur le coeur,
D'insipides erreurs
Qui se remuent et se tortillent sur des cyphoses,
Cicatrices et bosses d'essais qui m'ankylosent.
Comme des trémolos sur ma bouche,
Des souffles mals assumés qui ne touchent.
Ils s'extirpent comme des balbutiements louches,
Devant chaque affront se couchent.
Comme mes maux viennent du coeur
Se perdent dans les siphons de ma gorge fermée...
Se retrouvent sur ma bouche comme par erreur
Et tombent dans le précipice obscur, le cimetière des ignorés !
Publié par L'ange noir à 16:14:16 dans Poèmes : Divers | Commentaires (0) | Permaliens
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