• Comme une normalité
    L'oreiller caresse mon insomnie encore une fois ressuscitée.
    Un de ces matins je vais me lever Avec l'envie de me gratter mon cerveau mal luné,
    Y trouver dedans une ribambelle
    De gens à la gueule belle
    Que j'aurais tant aimé,
    Qui, eux, ne savent ce que veut dire "Aimer".
     
    Comme une normalité
    Devant le miroir, la tronche mal réveillée,
    Je vais me SAUPOUDRER D'un maquillage qui me donnera de l'EFFET.
    MYSTERIEUSE et tant CONVOITEE
    Je me donnerai, me donnerai
    Mais JAMAIS ne recevrai Ce dont j'ai MERITE.
     
    Comme une normalité
    Je vais sortir dans un nuage de fumée, Mélange de polution, de cigarettes, de mauvaises odeurs pestées.
    Puis, d'un PAS DECIDE, Je me rendrais au BUREAU DES GENS OUBLIES,
    Là où on dépose tout ceux à qui ont a oublié de téléphoner...
    Puis un jour... On viendra me chercher,
    Avec de l'air de rien, comme si DE RIEN N'ETAIT.
     
    Comme une normalité
    Je lâcherai un grand SOURIRE
    Dira MERCI a celui qui saura me GUERIR
    Lui tendrai une de mes MOITIE La lui donnerai pour l'ETERNITE
    Puis empreinte de NORMALITE Je me laisserai aller
    Aller à croire que nos AFFINITES seront d'INFINITES.
     
    Comme une normalité
    Ce jour j'aurais pris quelques années,
    Mon visage sera bien cerné, ma parole se fera moins éloquente.
    Ma frénésie moins existante.
    Une voix se fera soudain entendre.
    Serais-ce pour moi ce qu'elle va tendre ? "Mesdames, Messieurs, VOTRE ATTENTION EST REQUISE ! Le numéro 81026 est attendu à la remise!" "81026" C'est le numéro que je porte depuis l'âge tendre...

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  • Dans ma tête, ce grand cafard
    Me nargue avec son pétard
    A me péter la tête.
    Avec son grand manteau noir, c'est un fait,
    Il me couvre les idées... Mes idées sont noires.
    Méchant cafard
    Se faufile dans mes tympans
    Me chatouille dedans les mots des mauvais gens.
     
    Dans ma tête, petit con de cafard
    Me la tient jusqu'à trop tard,
    M'y pond des oeufs de neurasthénie.
    Bientôt... Pleins de petits cafards nourriront mon ennui.
    Avec ses petites pattes, il me creuse des trous,
    Des petites cases... Des cases vident qui rendent les gens fous.
     
    Dans ma tête, saleté de cafard
    Ferme les yeux, il a laché trop de brouillad.
    Comme sur un petit nuage, mais pas un rose,
    Ceux qui sont gris... Vous font grise mine devant tous les reflets que renvoient les choses.
    Saloperie de cafard...
    ... Me file le cafard !

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  • Face à une tournure qui effacerait le silence,
    Mon verbe s'affaisse au précipice de mes lèvres,
    Comme au-dessus du vide... Du vide de ma bouche close.
     
    Avare de propos... Je vous tiens en haleine
    A ne percer l'inaudible regret
    De ne savoir juste articuler quelques convenances.
     
    Cadenacée, enchaînée, grillagée à cette butée,
    De la cyphose de mon éloquence
    Se fait meutrière, se fait assassine cette inhibtion.
     
    Que dirais-je de mes pensées, de mes souhaits ?
    Il n'y a qu'à les arroser, les éternuer !
    Qu'elles s'ouvrent, qu'ils s'exaucent... Qu'ils m'échappent comme des exilés !

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  • Mon sang s'en va, s'en vient
    Dans ce corps, le tien.
    L'impudeur me gagne dans ta chair,
    M'efface, me redessine à ta lumière.
    Se baladent dans ton coeur creux,
    Des éclats de passion, mes ébats désireux.
    A tes élans, ma tendresse
    A tes attentions, mon hardiesse.
     
    Envellope de charme et de caractère
    Fut en un temps éloignée, tienne
    Devient en ces temps présent, mienne.
    M'en suis emparée,
    M'en suis appropriée.
    Encerclée, colonisée puis délogée,
    Je l'habite d'une présence enjouée,
    Me partage à ton corps essoufflé.
     
    A l'abri, en tes bras.
    A l'intérieur, enrubannée et choyée par ta voix.
    Habiter une autre que moi,
    Visiter ta peau, trouver refuge en toi.
    Je ne suis faite que de ma chair, que de mes os
    Mais c'est en ton souffle que mon Amour est sans défaut.
    Au coeur de ton coeur,
    Je renais de tes lueurs.

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  • Comme un mot dans la gorge
    Un de ceux qui se sort,
    Qui se fend et avant se tord...
    Avant même que le son l'égorge.
     
    Comme des maux sur le coeur,
    D'insipides erreurs
    Qui se remuent et se tortillent sur des cyphoses,
    Cicatrices et bosses d'essais qui m'ankylosent.
     
    Comme des trémolos sur ma bouche,
    Des souffles mals assumés qui ne touchent.
    Ils s'extirpent comme des balbutiements louches,
    Devant chaque affront se couchent.
     
    Comme mes maux viennent du coeur
    Se perdent dans les siphons de ma gorge fermée...
    Se retrouvent sur ma bouche comme par erreur
    Et tombent dans le précipice obscur, le cimetière des ignorés !

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