• A la même heure
    Je perds ma lueur.
    Chaque jour sous un soleil
    Je perds mes merveilles.
    C'est tout de moi
    Qui fond quand je le cotoie.
     
    Je ne me l'avoue qu'à demi-mots
    Mais il fait si chaud
    Sous les rayons de son Amour.
    Demain est un autre jour
    Et à la même heure
    Il sera ma lueur.
     
    Mais quel est ce firmament
    Qui me caresse la peau tendrement ?
    Mon épiderme brûle à la mesure de mon coeur,
    Il y dépose son or, s'en fait le possesseur.
    Tic-tac passe la même heure.
    Boom boom mon coeur bat sous sa lueur.
     
    A la même heure
    Je perds ma lueur.
    Chaque jour tu es mon soleil,
    Je m'en émerveille.
    C'est tout de moi
    Qui fond quand je suis avec toi.

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  • Si mes rêves
    S'invitent, glissent sur mon promis
    Pour en extraire le souffle,
    Délicatement le poser au bord de mes lèvres
    Me faire siffler son nom à côté d'un "oui"
    Puis lui tendre mon coeur
    Pour toute une éternité.
     
    Si mes rêves
    Se dressent devant les murs
    Pour en briser les pierres
    Qui me bloquent et m'enlisent
    Comme le barrage de mes envies
    Ouvert pour laisser échapper les courants
    De mes airs les plus osés.
     
    Si mes rêves
    S'échappent de mes nuits
    Pour en vaincre le sommeil,
    Me soulever les paupières,
    M'enluminer d'étincelles,
    Puis me faire sentir la vie
    Dans les entrailles de mon être.
     
    Si mes rêves
    Survivent à un demi-siècle
    Pour te tendre la moitié de mes soupirs.
    S'ils me pressent les veines
    Pour en refouler mes mauvais sang.
    Qu'il te tranche le coeur
    T'y injecte mon poison, il te fera m'aimer.
     
    Si mes rêves
    Ne sont que des songes,
    Des espoirs immortels...
    S'ils ne prennent vie
    Au bout de quelques souffles expulsés
    Alors c'est les mirettes closent que je veux exister !

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  • Quel est cet ange
    Qui me démange
    Il s'insère dans ma douleur
    Et la fait survivre avec froideur.
     
    Il me prend dans ses ailes
    M'infliges son fiel.
    Que lui ai-je fait à cette créature
    Pour qu'elle veuille que mes jours soient si durs ?
     
    Il vole autour de moi
    Tourne autour de mon effroi.
    Il sait si bien le maintenir,
    Ne voudra t-il jamais me fuir ?
     
    A me tourner autour
    Il perd le sens du retour
    Et s'écrase sur mes langes,
    Ca me dérange !
     
    Me lèverais-je un jour
    Avec l'absence de mal ? Et sans détour,
    Saurais-je une fois
    Ce qu'est la vie, sans lourdeur, sans mauvaise foi ?
     
    A toi ! L'ange criblé de blessures
    Qui m'infligent ses peines qui perdurent !
    Tu as pour seul vêture
    Ces sinistres ailes noires qui font naîtres tes parjures.
     
    Qu'ai-je à t'offrir à part ma lassistude ?
    Rien de plus !
    Bannie du ciel et de la quiétude,
    Ne t'a t'on jamais appris à ne pas semer le trouble sur le coeur des gens, Angélus ?

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  • De mon destin, cette sauterelle
    Saute de journée en journée, de plus en plus belles
    Comme elle bondirait de fleuron en fleuron
    Faisant s'échapper de leu pollen, la poude de mes abandons.
     
    Sa rivière, le sentier de mes veines
    Où s'écoules, se faufile mon sang... Sa course me tiend en haleine.
    Et quand il franchit la ligne d'arrivée  de mon coeur, qu'il le nourrit
    Cet insecte mutin me regarde, décampe... Juste avant, elle me sourit.
     
    Un autre souffle m'est permis, puis un autre viendra après lui.
    Mes poumons s'emplissent, mon esprit se vide.
    A bord de ses ailes, il déguerpit
    A la vitesse d'un bolide.
     
    Le crépuscule nous fait sentir sa venue.
    La sauterelle prise d'un frisson reprend son envol
    Me laissant comme si elle ne m'avait jamais détenue
    Mon origine se vide, le sommeil arrive. Au revoir ésotérique bestiole.

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  • Tu me boudes, je n'ai plus rien de toi
    Mais chut... Je suis toujours là.
    Ta peau se dessoude, plus jamais ne me côtoie
    Mais chut ! Je ne m'efface pas.
     
    C'est hors de mon coeur que tu baroudes le laissant aux aboies.
    De moi, tu t'amputes, je ne le conçois.
    Au coude à coude, se battent le manque et l'effroi,
    Décadente chute, je tombe au plus bas.
     
    Un soleil accrocheur me soulève, me porte à sa balancelle,
    Quel est ce terrible enchanteur, me tirant de ma triste aquarelle ?
    Un astre un brun rêveur me conviant à sa chapelle
    Au sein de sa chaleur, m'attend une étrenne au désir charnel.
     
    Tu m'as boudé, je n'avais plus rien de toi
    Mais chut... J'étais toujours là.
    Ta peau se ressoude, tu reviens parmi moi
    Mais chut... Te revoilà !

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