• Dans les bras de mon lit débordé
    Je pense à toi, drapé
    Dans celui d'une autre poupée.
     
    Je te rêve à mes côtés
    Mes pieds froids contre ta chair réchauffée,
    De tes bras enrubannées.
     
    D'où je suis, dans les bras de mon lit, esseulée...
    Je peux entendre ton souffle saccadé
    Haché par les étreintes d'une autre dévergondée.
     
    Seulement escortée
    Je te laisse t'envoler, subsister
    Au large de mon ivresse blanche, tristement réalisée.
     
    Dans les bras de mon lit, justement bordé,
    Les draps vierges de ne t'avoir camouflés,
    Me glissent sur la peau, emportant mes rêves inachevés.

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  • A nos âmes emmêlées !
    Nos coeurs, ces dulcinées
    Qui s'en font voir de belles, de belles
    A travers deux tours jumelles.
    Deux corps qui les abritent
    Du vent, du temps... Tout ce qui les irrite.
     
    A nos corps emmêlés !
    Ce bout d'homme, ce bout de femme
    Qui l'un dans l'autre, se complètent à travers toutes ces flammes
    Qui nous brûlent d'Amour, qui ne savent que nous essouffler.
     
    A nos coeurs emmêlés !
    Qui d'un battement puis d'un autre
    Galope vers cet autre,
    Qui nous construit en une entité,
    Nouvelle énergie ennivrée de passion
    Laissant libre cours à notre Union;
     
     A nos doigts emmêlés !
    Qui, dans la rue, ne savent que nous rapprocher
    Comme pour nous guider sur le chemin des héritéss,
    Des hérités de cette nouvelle envôlée.
     
    A nous !  Ces emmêlés !
    Ces deux êtres chers et désavoués
    Abandonnés et sauvés par le dieu des archers.
    Le seul désir qui nous habite et forme notre réalité
    Est de n'être qu'à moitié
    Pour mieux se reformer, n'être que nous... Tout entier !

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  • Mon sang s'en va, s'en vient
    Dans ce corps, le tien.
    L'impudeur me gagne dans ta chair,
    M'efface, me redessine à ta lumière.
    Se baladent dans ton coeur creux,
    Des éclats de passion, mes ébats désireux.
    A tes élans, ma tendresse
    A tes attentions, mon hardiesse.
     
    Envellope de charme et de caractère
    Fut en un temps éloignée, tienne
    Devient en ces temps présent, mienne.
    M'en suis emparée,
    M'en suis appropriée.
    Encerclée, colonisée puis délogée,
    Je l'habite d'une présence enjouée,
    Me partage à ton corps essoufflé.
     
    A l'abri, en tes bras.
    A l'intérieur, enrubannée et choyée par ta voix.
    Habiter une autre que moi,
    Visiter ta peau, trouver refuge en toi.
    Je ne suis faite que de ma chair, que de mes os
    Mais c'est en ton souffle que mon Amour est sans défaut.
    Au coeur de ton coeur,
    Je renais de tes lueurs.

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  • Il y a t-il plus outrageante peine
    Que de savoir ni d'Amour ni de Haine
    Pourquoi avec tant de ardeur je t'aime ?
    Pourquoi avec tant de silence, tu te démènes,
    A marquer mon coeur de ton emblême ?
    Comme malgré toi... Comme malgré moi... Même !
     
    Si je ne sais plus tout ce que je fais
    C'est que ton regard... Jamais posé sur moi, me défait.
    Jamais ne me verras-tu
    M'étouffer dans mes trémolos assidus ?
     
    Toi qui ne sais que ne pas me savoir !
    Toi qui ne fais que ne pas me faire valoir !
    Sais-tu, toi, du haut de ta tour d'ivoire
    Qu'une femme pour toi, nourrie les plus grands espoirs ?
     
    Je me transparais dans ton ombre
    Mes sanglots m'encombrent...
    Mais que dirais-je si un jour face à toi,
    Tu me portais à ta lumière de ton jour, si tu faisais ce choix ?
     
    Sans voix...
    Plus ni loi
    Ni droit
    Tout simplement, je tomberai dans tes bras.

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  • Un de plus, ajouter un couvert mon cher.
    Ce soir, au bord de la mer
    Après quelques verres
    Je vous tendrai quelques vers
    Emprunts de sentiments natifs de naguère,
    Survivants à l'invincible hier.
    Aujourd'hui tojours en mes terres,
    Je ne saurais plus me taire !
     
    Sous mon pull-over,
    Cachés, chamaillés, à couverts, mes sentiments vont plairent ou déplairent;
    Il fait froid... Fera amer
    Si vous échappe à terre
    Mon coeur de verre...
    Toutes mes prières
    Tiennent dans votre univers.
     
    Ajoutez un couvert
    Mon cher.
    Ce soir, près d'un éclair
    Je vous tendrai mon Amour dans des vers.
    Votre coeur sera ouvert.
    Enfin... Je l'espère.
    Du bout de ma vie de verre...
    Je ne saurais plus me taire !

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