• Si mes rêves
    S'invitent, glissent sur mon promis
    Pour en extraire le souffle,
    Délicatement le poser au bord de mes lèvres
    Me faire siffler son nom à côté d'un "oui"
    Puis lui tendre mon coeur
    Pour toute une éternité.
     
    Si mes rêves
    Se dressent devant les murs
    Pour en briser les pierres
    Qui me bloquent et m'enlisent
    Comme le barrage de mes envies
    Ouvert pour laisser échapper les courants
    De mes airs les plus osés.
     
    Si mes rêves
    S'échappent de mes nuits
    Pour en vaincre le sommeil,
    Me soulever les paupières,
    M'enluminer d'étincelles,
    Puis me faire sentir la vie
    Dans les entrailles de mon être.
     
    Si mes rêves
    Survivent à un demi-siècle
    Pour te tendre la moitié de mes soupirs.
    S'ils me pressent les veines
    Pour en refouler mes mauvais sang.
    Qu'il te tranche le coeur
    T'y injecte mon poison, il te fera m'aimer.
     
    Si mes rêves
    Ne sont que des songes,
    Des espoirs immortels...
    S'ils ne prennent vie
    Au bout de quelques souffles expulsés
    Alors c'est les mirettes closent que je veux exister !

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  • Tu me boudes, je n'ai plus rien de toi
    Mais chut... Je suis toujours là.
    Ta peau se dessoude, plus jamais ne me côtoie
    Mais chut ! Je ne m'efface pas.
     
    C'est hors de mon coeur que tu baroudes le laissant aux aboies.
    De moi, tu t'amputes, je ne le conçois.
    Au coude à coude, se battent le manque et l'effroi,
    Décadente chute, je tombe au plus bas.
     
    Un soleil accrocheur me soulève, me porte à sa balancelle,
    Quel est ce terrible enchanteur, me tirant de ma triste aquarelle ?
    Un astre un brun rêveur me conviant à sa chapelle
    Au sein de sa chaleur, m'attend une étrenne au désir charnel.
     
    Tu m'as boudé, je n'avais plus rien de toi
    Mais chut... J'étais toujours là.
    Ta peau se ressoude, tu reviens parmi moi
    Mais chut... Te revoilà !

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  • Oh la belle illusion...
    Quelques intentions
    Pour jeter le voile de la confusion
    Sur une âme déjà en grands frissons.
     
    Jolie poudre aux yeux
    Poussière de mes aïeux
    A arracher quelques chimères aux dieux,
    Les portant à mes rêves ses faisant vieux.
     
    Divin mirage au désert de ma sensibilité
    Oasis m'arrachant l'eau à mes baisers,
    C'est un fantôme que j'ai appris à aimer,
    Les murs de mon coeur en sont hantés.
     
    Au jeu virtuel de mon électronique
    Se jouent les parties de mes attentes idylliques.
    En l'an 2000, c'est un compte féerique
    De s'aimer sans contact physique.
     
    Oh la belle illusion...
    Quelques intentions
    Pour jeter le voile de la confusion
    Sur un coeur déjà en extinction.

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  • Il est un asile où l'Amour
    A bien des malades à jouer des tours.
    Dans les camisoles, les bras des troubadours
    Sont noués pour ne plus tendre de délices si courts.
     
    On y enferme des coeur
    Dans des petites cellules de douceur.
    Des médecins cajoleurs
    Eradiquent leurs torpeurs.
     
    Il est un asile où hommes et femmes
    Mutuellement se condamnent
    A n'être que la soeur d'une autre âme,
    Au prix d'un retour de flamme.
     
    Membres alliénés aux chairs indisciplinées,
    Extase éphémères, mais tant convoitées,
    En ces murs dévergondés
    A jamais resterez enfermés.
     
    Il est un asile de fous...
    M'y a t-on enfermé sans tabou.
    Je suis folle de vous !
    Un jour m'y rejoindrez-vous ?

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  • Du tac o tac mon corps a répondu
    Va voir au fond de la rue
    Si tu y trouves un coeur nu.
     
    S'il te regarde de bas en haut
    Avec cet air de pauvre corniaud
    Demande lui qui l'a déshabillé de ses lambeaux.
     
    Abaisse ta dépouille au bitume
    Prends le dans tes mains de plumes
    Ne le laisse dépérir, il est de christal, il se consume.
     
    Porte à ta poitrine ce souillon dépouillé
    Abrite le de ce zéphir infecté
    Sous tes fripes de soies. De toi toi laisse-le s'ammouracher.

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