Face à une tournure qui effacerait le silence,
Mon verbe s'affaisse au précipice de mes lèvres,
Comme au-dessus du vide... Du vide de ma bouche close.
Avare de propos... Je vous tiens en haleine
A ne percer l'inaudible regret
De ne savoir juste articuler quelques convenances.
Cadenacée, enchaînée, grillagée à cette butée,
De la cyphose de mon éloquence
Se fait meutrière, se fait assassine cette inhibtion.
Que dirais-je de mes pensées, de mes souhaits ?
Il n'y a qu'à les arroser, les éternuer !
Qu'elles s'ouvrent, qu'ils s'exaucent... Qu'ils m'échappent comme des exilés !
Publié par L'ange noir à 20:34:54 dans Les maux de Sofy | Commentaires (0) | Permaliens
Mon sang s'en va, s'en vient
Dans ce corps, le tien.
L'impudeur me gagne dans ta chair,
M'efface, me redessine à ta lumière.
Se baladent dans ton coeur creux,
Des éclats de passion, mes ébats désireux.
A tes élans, ma tendresse
A tes attentions, mon hardiesse.
Envellope de charme et de caractère
Fut en un temps éloignée, tienne
Devient en ces temps présent, mienne.
M'en suis emparée,
M'en suis appropriée.
Encerclée, colonisée puis délogée,
Je l'habite d'une présence enjouée,
Me partage à ton corps essoufflé.
A l'abri, en tes bras.
A l'intérieur, enrubannée et choyée par ta voix.
Habiter une autre que moi,
Visiter ta peau, trouver refuge en toi.
Je ne suis faite que de ma chair, que de mes os
Mais c'est en ton souffle que mon Amour est sans défaut.
Au coeur de ton coeur,
Je renais de tes lueurs.
Publié par L'ange noir à 16:32:28 dans Poèmes : Amour | Commentaires (0) | Permaliens
Comme un mot dans la gorge
Un de ceux qui se sort,
Qui se fend et avant se tord...
Avant même que le son l'égorge.
Comme des maux sur le coeur,
D'insipides erreurs
Qui se remuent et se tortillent sur des cyphoses,
Cicatrices et bosses d'essais qui m'ankylosent.
Comme des trémolos sur ma bouche,
Des souffles mals assumés qui ne touchent.
Ils s'extirpent comme des balbutiements louches,
Devant chaque affront se couchent.
Comme mes maux viennent du coeur
Se perdent dans les siphons de ma gorge fermée...
Se retrouvent sur ma bouche comme par erreur
Et tombent dans le précipice obscur, le cimetière des ignorés !
Publié par L'ange noir à 16:14:16 dans Poèmes : Divers | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par L'ange noir à 16:07:51 dans Poèmes : Amour | Commentaires (0) | Permaliens
Petit pantin de bois
Se fait mener par le bout des doigts
Dansent des centaines et des centaines de fois
Sur des airs qu'il ne comprend pas.
Petite et douce marionnette
Ne connaît que le chant des aiguillettes
Se rencontrant pour le faire trémousser dans des piécettes
Pour des garçonnets et des fillettes.
Petit pantin de bois
N'a pas de chez soi
Traîne dans un coin sans toît
Bien au froid.
Petite et douce marionnette
Se sent seule et fluette
Dans ce monde de magie et de paillettes
Qui les mènent à la baguette.
Petit pantin de bois
Dans ses rêves croît
Qu'il est une petite et douce marionnette
Qui vit d'amitié et d'amourettes.
Publié par L'ange noir à 14:26:20 dans Poèmes : Divers | Commentaires (0) | Permaliens
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