Un verre, Une larme | 03 décembre 2006
Les mains mollesAttirées par ton verre d'alcool.Le manque s'y réfugie et s'y noie,Emportant avec lui, ton dernier débat. Derrière toi les hommes s'affolent,Sur les trottoirs les femmes racolent.Les moeurs passent,Les sentiments te dépassent. Un pied dans la misère,L'autre dans la colère.Ta moitié t'a échappéeAvec ton dernier parcous stable. Ce qui te reste de coeur t'accableDe souvenirs dérobésAu goût amerD'uhne déjà vécue chimère. Tu t'assoupis là,Face à une autre coupe que tu videras.Tes pensées se sont éteintes.Tu as trouvé là, la seule feinteA une vie qui éreinte,Ce qu'elle engendre de craintes.
Publié par L'ange noir à 14:28:39 dans Poèmes : Réalité
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La vie est un chemin de roses | 03 décembre 2006
La vie est un chemin de roses.Arrité par leur odeur,Tu te baisses et cueille une de ces fleurs.Ses épines s'insurgent ent toi,T'apprennent la douleur. Le genou à terre, tu te relèves.Ton sang à taché un de ses pétales.Mais qui entend l'espoir que cela t'enlève, Un leurre qui met à mal ton courage ?... La vie est un chemin de roses.Une place pour chose, Chaque chose à sa place, Mais la tienne est de glace !
Publié par L'ange noir à 14:14:39 dans Poèmes : Réalité
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Mémoire de soldats | 30 novembre 2006
De chaînes se tiennent autour d'un bataillon de soldats.Les armes à bout de bras,L'héroïsme les a portés jusque làCondamnant l'amour qui souffrira. Ils sont tenus en otage,Enfermés derrière d'invisibles grillagesQui les retiendrontTant que leurs forces tiendront. Quel considération tire-t-on d'un uniforme saleQui colle à la peau pendant les jets de balles ?Le tissu militaire est un honneurQui change vite d'orthographe pour devenir "horreur". La dignité se vêtitA chaque enfilement de treillisPuis elle se perdLe plus souvent en essayant d'échapper à l'enfer. Courage et respectTraduisent le nom qu'ils portaient,De vaillants soldats,Que de sitôt on oubliera...
Publié par L'ange noir à 20:08:04 dans Poèmes : Guerre
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L'homme qui deviendrait mon essence | 30 novembre 2006
Je sais les mots de velours,Les hommes qui font la cour.Je sais la chaleur d'une peau,Les sentiments et leurs défauts.Je sais le manque,Ses claques qu'il nous flanque.Je sais le désir,Le meilleur dont on tire le pire.Je sais la tendresse,Ces gestes qu'on nomme caresse.Je sais la haine qui nous vient du coeur,La volonté qui la transforme en bonheur. L'amour aussi me sait.Néanmoins j'ignore la présence,Celle d'un homme qui deviendrait mon essence. J'ignore ses cheveux bruns en bataille,Ses frasques rebelles qui se chamaillent.J'ignore son long corps,Son repos et ses efforts.J'ignore le sens de ses mots,Les qualités de ses défauts.J'ignore s'il est solitaire,S'il joue avec la mer.S'il est extraverti,Si la foule lui sourit.J'ignore la couleur de ses prunelles,Ce qui lui fait pousser des ailes. J'ignore,Lui aussi m'ignore.Cependant les saisons sont des trainsQui me mèneront aux lignes de ses mains.
Publié par L'ange noir à 19:57:33 dans Poèmes : Amour
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Le pont de l'ennui | 29 novembre 2006
J'ai passé le pont de l'ennuiAu beau milieu de la nuit.Devant moi un panneau où je lis : "Bienvenue en Absurdie". Je regarde autour de moi,Il ne se distingue aucune trace de pas.Je suis perdue quelque part entre des fleursEt un endroit nommé "Ailleurs". Mais où sont les moitiés de coeurEt les dernières gouttes de sueur,Je me croyais au bureau des objets perdus ?"La rage de l'oubli les a mordu",Me lance un homme aux étranges tatouagesEn effaçant mon passage. Je suis perdue en "Absurdie",Où ne se trouve aucun pont de l'ennui.Juste un homme aux tatouages étrangesQui portent une cicatrice faite par un ange.
Publié par L'ange noir à 14:12:51 dans Les maux de Sofy
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