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Les mots de Sofy

Poésie à fleur de peau

Moi

Lorsque mes pensées flirtent avec mes mots c'est ma plume qui caresse mes feuilles de papier.




Ici ce sont mes doigts qui dansent sur mon clavier pour vous faire partager mes rimes d'amour, mes proses de la vie et mes vers d'observation.




A tous les jongleurs de mots à tous nos spectateurs, je vous dis merci de votre visite sur mon blog. Bonne lecture.




Ps : vos commentaires sont plus que les bien venus.
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JE SUPPOSE... | 20 octobre 2008

Je suppose...
Que certaine choses
Détiennent le morose,
Sûrement que d'autres s'osent...
Entre deux pauses,
Le doute, sur mon esprit, s'appose.
 
Je m'y oppose !
Toutes ces batailles m'ankylosent,
Elles m'importunent, à ne me livrer que des cyphoses !
Que serais-je sans la quête du magicien d'Oz ?
S'il me reconnaissait... S'avouerait-il être la cause
De ces rêves qui font de moi une fleur non éclose ?
 
Je suppose...
Que seule Piaf savait chanter "la vie en rose"
Qu'il n'y a qu'une seringue pour injecter de l'euphorie dans ses doses.
Qu'à l'instar de la joie, singulièrement une bombe explose.
Qu'il n'y a qu'un alcoolique  pour qui tout s'arrose,
Je suppose...
 
Mais ! Je m'y oppose !
Sur un tas de débris, l'homme n'est-il qu'une rose ?
Suât ! Ne soyons qu'un fleuron, si nos pétales ne sont pas névrose !
Incarnons un bouton de métamorphose !
Et à chaque déclin, que l'un de nous se propose !
Faisons fleurir l'osmose !

Publié par L'ange noir à 19:04:01 dans Poèmes : Divers | Commentaires (0) |

ASILE | 20 octobre 2008

Il est un asile où l'Amour
A bien des malades à jouer des tours.
Dans les camisoles, les bras des troubadours
Sont noués pour ne plus tendre de délices si courts.
 
On y enferme des coeur
Dans des petites cellules de douceur.
Des médecins cajoleurs
Eradiquent leurs torpeurs.
 
Il est un asile où hommes et femmes
Mutuellement se condamnent
A n'être que la soeur d'une autre âme,
Au prix d'un retour de flamme.
 
Membres alliénés aux chairs indisciplinées,
Extase éphémères, mais tant convoitées,
En ces murs dévergondés
A jamais resterez enfermés.
 
Il est un asile de fous...
M'y a t-on enfermé sans tabou.
Je suis folle de vous !
Un jour m'y rejoindrez-vous ?

Publié par L'ange noir à 11:33:42 dans Poèmes : Amour | Commentaires (0) |

JOUR / NUIT | 20 octobre 2008

Au nom d'un sommeil engendré par le dérisoire
Je m'alite sur les langes de l'espoir.
Face à moi, ce reflet dans un miroir,
Ce substitue de déversoir
Me renvoie les traits d'une femme souillée de noir...
Traces indélibiles d'un maquillage des plus illusoires.
 
Mes paupières s'affaissent
La nuit venue, s'assoupissent mes faiblesses.
Qu'à demi éveillée, mon âmes ne se blesse,
Cette fichue neurasthénie... Enfin me délaisse.
Je bois l'élixir de la fée ivresse.
Elle me tend un rêve, à ma carcasse elle s'abaisse.
 
Six heures du matin ! L'heure des "lèves-tôt".
Je m'enfile la peau sur les os,
Me traîne sous l'eau,
Purifie cette chair criblée de défauts.
S'en reviennent ces saletés de bobos...
L'anesthésie ne fait plus son boulot !

Publié par L'ange noir à 11:21:33 dans Les maux de Sofy | Commentaires (0) |

MON CORPS A REPONDU | 20 octobre 2008

Du tac o tac mon corps a répondu
Va voir au fond de la rue
Si tu y trouves un coeur nu.
 
S'il te regarde de bas en haut
Avec cet air de pauvre corniaud
Demande lui qui l'a déshabillé de ses lambeaux.
 
Abaisse ta dépouille au bitume
Prends le dans tes mains de plumes
Ne le laisse dépérir, il est de christal, il se consume.
 
Porte à ta poitrine ce souillon dépouillé
Abrite le de ce zéphir infecté
Sous tes fripes de soies. De toi toi laisse-le s'ammouracher.

Publié par L'ange noir à 10:35:23 dans Poèmes : Amour | Commentaires (0) |

DANS LES BRAS DE MON LIT | 20 octobre 2008

Dans les bras de mon lit débordé
Je pense à toi, drapé
Dans celui d'une autre poupée.
 
Je te rêve à mes côtés
Mes pieds froids contre ta chair réchauffée,
De tes bras enrubannées.
 
D'où je suis, dans les bras de mon lit, esseulée...
Je peux entendre ton souffle saccadé
Haché par les étreintes d'une autre dévergondée.
 
Seulement escortée
Je te laisse t'envoler, subsister
Au large de mon ivresse blanche, tristement réalisée.
 
Dans les bras de mon lit, justement bordé,
Les draps vierges de ne t'avoir camouflés,
Me glissent sur la peau, emportant mes rêves inachevés.

Publié par L'ange noir à 10:25:40 dans Poèmes : Amour | Commentaires (0) |

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