• La différence...
    C'est la valse que tu danses
    Entre deux états de transcendance
    Pendant qu'un chant funèbre m'élance.
     
    C'est ce rictus vissé sur tes joues
    Lorsque ce pamphlet se joue,
    Que ses satyres me tiennent en joug.
     
    La différence...
    C'est ton rôle dans une nouvelle romance
    Et mon coeur de faïence
    Aux félures, aux maux qui se romancent.
     
    C'est nos souvenirs que tu chambres
    Laissant nos allégresses dans cette anti-chambre
    Tandis que mon être sous son poids, se cambre.
     
    La différence...
    C'est c'est impitoyable errance
    Entre la fin d'une essence
    Et la naissance d'une opulence.
     
    C'est ce teint blafard
    Qui me colle, m'accable, ne s'illumine même avec du fard.
    C'est toi devant une autre piquant un phare.

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  • Faut-il qu'on se déchire
    Pour nous recomposer avant de nous assoupir ?
     
    Faut-il écharper nos coeurs,
    En lambeaux les piétiner
    Puis dans nos salissures, nos clameurs
    S'étendre sur le sol souillé,
    S'épousseter de nos peaux,
    Se briquer jusqu'aux os
    Pour une fois défaits de nos flétrissures
    Voir flamboyer dans nos prunelles
    L'Amour exaltant qui habitent nos blessures,
    Le voir triompher de toutes querelles ?
     
    Faut-il s'écorcher vif
    Pour panser nos sentiments compulsifs ?

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  • Tu me colles au coeur
    Bien sûr il est désenchanté
    Mais entre deux douleurs
    C'est ton nom qui s'y est immiscé.
     
    Tu me colles à l'âme
    A la manière d'une nouvelle soeur.
    Au milieu des flammes
    Survivras-tu aux cendres et aux pleurs ?
     
    Tu me colles à la peau.
    Ne soit pas un autre tatoo, pas si éphémère.
    Grave-toi dans mes os
    Avant qu'ils ne redeviennent poussière.
     
    Tu me colles...
    Ca ne me désole.
    Me reprendras-tu tes lettres de fidèle
    Ou me laisseras-tu être ton éternelle ?

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  • A la même heure
    Je perds ma lueur.
    Chaque jour sous un soleil
    Je perds mes merveilles.
    C'est tout de moi
    Qui fond quand je le cotoie.
     
    Je ne me l'avoue qu'à demi-mots
    Mais il fait si chaud
    Sous les rayons de son Amour.
    Demain est un autre jour
    Et à la même heure
    Il sera ma lueur.
     
    Mais quel est ce firmament
    Qui me caresse la peau tendrement ?
    Mon épiderme brûle à la mesure de mon coeur,
    Il y dépose son or, s'en fait le possesseur.
    Tic-tac passe la même heure.
    Boom boom mon coeur bat sous sa lueur.
     
    A la même heure
    Je perds ma lueur.
    Chaque jour tu es mon soleil,
    Je m'en émerveille.
    C'est tout de moi
    Qui fond quand je suis avec toi.

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  • Si mes rêves
    S'invitent, glissent sur mon promis
    Pour en extraire le souffle,
    Délicatement le poser au bord de mes lèvres
    Me faire siffler son nom à côté d'un "oui"
    Puis lui tendre mon coeur
    Pour toute une éternité.
     
    Si mes rêves
    Se dressent devant les murs
    Pour en briser les pierres
    Qui me bloquent et m'enlisent
    Comme le barrage de mes envies
    Ouvert pour laisser échapper les courants
    De mes airs les plus osés.
     
    Si mes rêves
    S'échappent de mes nuits
    Pour en vaincre le sommeil,
    Me soulever les paupières,
    M'enluminer d'étincelles,
    Puis me faire sentir la vie
    Dans les entrailles de mon être.
     
    Si mes rêves
    Survivent à un demi-siècle
    Pour te tendre la moitié de mes soupirs.
    S'ils me pressent les veines
    Pour en refouler mes mauvais sang.
    Qu'il te tranche le coeur
    T'y injecte mon poison, il te fera m'aimer.
     
    Si mes rêves
    Ne sont que des songes,
    Des espoirs immortels...
    S'ils ne prennent vie
    Au bout de quelques souffles expulsés
    Alors c'est les mirettes closent que je veux exister !

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