• Rien n'a vraiment changé.
    J'avais pourtant livré bataille
    Incitant les épées à s'entrechoquer
    Empilant les corps vêtues de côtes de mailles.
     
    Les lames virevoltaient dans le sens du vent,
    Lequel les emmenait contre les opposants.
    J'ai ordonné des feux de pailles
    Contre les femmes qui usaient et abusaient des détails
    Qui t'auraient détournés de moi,
    T'empêchant de devenir mon roi.
     
    Mais les choses n'ont pas bougées.
    Tu m'as détrôné,
    Brûlée vive,
    Consumée par le feu et la haine qui t'avive.

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  • Je peux vivre
    Avec cette présence qui m'ennivre,
    Ce regard qui me givre,
    Ce parfum qui me rend ivre.
     
    Je peux faire avec la routine
    Ses bras qui me câline
    Faire de sa voix ma copine
    Faire de sa douceur ma médecine.
     
    Je peux l'aimer
    Fermer mon coeur, je peux l'éviter,
    Tous les jours l'y inviter,
    A travers lui, je saurais le guider.
     
    Je peux l'attendre
    Traverser les rues sans comprendre
    Ce que la vie est en train de me tendre,
    Ce que le destin veut me faire entendre.
     
    S'il le faut, je saurais agir.
    Lorsqu'il sera temps, je saurais dire
    Où il sera, je saurais le ressentir.
     
    Mais une fois à ses côtés,
    Saurais-je le distinguer
    Parmi tous ces hommes en train de me huler
    Qu'ils sont aussi de ma destinée ?

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  • Lorsqu'on est dans l'ombre,
    Les gens qui ne sont pas dans la pénombre
    Ne se rendent pas compte qu'on n'est pas qu'un nombre
    Dont le seul but est qu'on les encombrent.
     
    On ne veut pas forcément s'additionner...
    Surtout être enfin calculé
    Pour ne plus être mis de côté
    Par des gens qui n'ont pas le pouvoir de nous effacer.
     
    Jetons les fractions à la poubelle,
    Ces équations où celui de dessus à une place plus belle.
    On ne va pas faire de nos vies une grande querelle
    Pour faire devenir l'égalité réelle ?...

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  • Petit bout de rien
    Et on n'en pense pas moins.
    On retrousse chemin
    Pour retourner dans son coin.
     
    Jamais on ne fait machine arrière.
    Parce qu'on est trop fièrs,
    On fuit les erreurs d'hier...
    On n'en n'assume pas un tiers.
     
    Il nous arrive souvent
    De faire du mal aux gens.
    Au lieu de s'excuser...
    De ne pas recommencer,
    On préfère les incriminer
    Pour, en quelques sortes, se libérer.
     
    Voilà notre belle humanité...
    On ne sait que se recroqueviller
    Dans nos coquilles, commes des escargots intimidés
    Pour ne pas avoir à assumer.
     
    C'est ainsi que nous ne connaîtrons jamais la paix.
    C'est ainsi que du "bon" le vainqueur sera toujours le "mauvais".
    C'est ainsi que nous grandissons...
    C'est ainsi que nous mourons...

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  • J'ai le coeur lourd... non pas de tristesse
    Mais de sentiments que tu as déposés avec tendresse...
    Ceux que tu as choisis de me laisser
    Avant de t'en aller.
     
    J'ai la tête pleine... non pas de mauvaises pensées
    Mais pleine de souvenirs que tu nous as inventés...
    Que tu as illustré de ces petits bouts d'images
    Pour que chaque soir, je n'oublie pas ton visage.
     
    Ne serais-tu qu'un rêve qui a conscience d'être éphémère,
    Un rêve qui se bat pieds et poings liés pour ne pas connaître le sort de ses confrères ?
    Ou dois-je comprendre que tu es un homme qui a choisi pour me guider à lui...
    Le moyen sûr, d'habiter mes nuits pour gagner la partie ?

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